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Tracey Emin. A second life

Tracey Emin. A second life : © Tracey Emin.   


L'exposition


Tracey Emin, la bad girl des Young British Artists, a fait de sa vie son œuvre. À la Tate Modern, voyage au bout de l’enfer pour trouver le paradis « Peins quelque chose qui te fait vraiment peur », suggère souvent Tracey Emin aux jeunes artistes. La peur, c’est ce qui l’a poussée à présenter My Bed à la Tate Gallery en 1999, au beau milieu d’autres œuvres sélectionnées pour le Turner Prize. Sur le moment, on n’a vu dans ces draps souillés de sécrétions corporelles, entourés de pantoufles, de bouteilles d’alcool vides, de mégots de cigarettes, de préservatifs, d’un test de grossesse ou de culottes tachées de sang menstruel qu’une vulgaire provocation sexe, mensonge sans vidéo, à la façon des Young British Artists ou de la transgressive Ballad of Sexual Dependency de Nan Goldin. Qualifié d’« hommage solipsiste et égocentrique sans fin » par le critique du Guardian, My Bed offre pourtant un saisissant autoportrait de l’artiste dans l’état suicidaire où elle était alors, ayant croupi des semaines dans ces draps sales après une dramatique rupture amoureuse.

Extrait de l'article d'Emmanuel Daydé, publié dans le N°118 de la revue Art Absolument.

Quand


27/02/2026 - 31/08/2026

Les artistes


Tracey Emin