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Henri Rousseau, l’ambition de la peinture

Henri Rousseau, l’ambition de la peinture : Henri Rousseau, La Guerre, vers 1894, huile  sur toile, 114,5 x 195 cm, Paris, musée d’Orsay, achat, 1946.  Photo © Musée d’Orsay, Dist. RMN-Grand Palais / Patrice Schmidt.   


L'exposition



Fin octobre, s’ouvrait à la Fondation Barnes, à Philadelphie, la première grande rétrospective consacrée au Douanier Rousseau. Le musée de l’Orangerie, qui possède la première collection d’Europe du grand peintre dit naïf, prend très heureusement le relais avec quelque 50 œuvres présentées. Juliette Degennes est la représentante française des trois commissaires de l’exposition. Issu d’une famille modeste, Henri Rousseau (1844-1910 est successivement commis d’avocat à Nantes, militaire à Angers durant cinq ans, avant de partir en 1868 pour Paris, où il travaille d’abord comme clerc d’huissier, puis pour l’octroi de la ville. En 1872, il commence timidement sa carrière de peintre en total autodidacte. En 1986, il participe au Salon des Indépendants, salon sans jury?! Sarcasmes de la critique officielle… En 1891, Valloton apprécie son premier tableau de jungle, et quelques rencontres amicales l’aident à vivre de peu. Vers 1906, il fait la connaissance du critique et marchand d’art Wilhelm Uhde, et attire rapidement l’attention des artistes et marchands d’art les plus avant-gardistes de l’époque, dont Ambroise Vollard. En 1909, ce dernier lui achète quelques œuvres qui lui permettent d’acquérir son premier atelier. Mais il meurt l’année suivante des suites d’une gangrène à la jambe. Sans le sou, ses amis absents, il est inhumé dans une fosse commune. Gloire posthume…

Extrait de l'article de Christian Noorbergen publié dans le N°117 de la revue Art Absolument.

Quand


25/03/2026 - 20/07/2026

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