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Louis-Léopold Boilly. Chroniques parisiennes

Louis-Léopold Boilly. Chroniques parisiennes : Louis-Léopold Boilly (1761-1845), Deux jeunes amies qui s’embrassent, vers 1789-1793. Huile sur toile, 42,5 × 35 cm. Wiltshire, The Ramsbury Foundation © The Ramsbury Manor Foundation   


L'exposition


Ambitieux, iconoclaste, facétieux, Louis-Léopold Boilly figure surtout comme observateur scrupuleux du théâtre des boulevards et le musée Cognacq-Jay, déménagé de celui des Capucines au Marais, ne pouvait se passer de lui rendre hommage.

Mémoire du bouillon politique postrévolutionnaire, Boilly l’a d’abord échappé belle ! Par esprit de délation, cette pratique réévaluée aux temps de désorganisation, son œuvre se voit dénoncée devant le comité révolutionnaire pour fleurer le boudoir. Maître du jouir joyeux des lutineries saphiques – arrivé à Paris en 1785, il sacrifie aussitôt à la scène leste détachée de moralisme –, il inquiète cette Révolution des vertus jacobines mais, fine mouche, pare le coup en exhibant chez lui le dessin préparatoire d’un Triomphe de Marat en projet. La menace écartée, il ne s’y fera plus prendre, ne retranchant pas pour autant sa verve psychologique. Elle s’abattra simplement sur d’autres sujets : ses contemporains, citoyens virginisés dans la souveraineté censitaire.


Extrait de l'article de Vincent Quéau publié dans le numéro 100 de la revue Art Absolument, parution le 18 mars 2022.

Quand


16/02/2022 - 26/06/2022